ON EST TOUJOURS LA !!!

"C'est reparti...

La guerre de classe est toujours d'actualité !

Camarade, toi qui n'as pas de camps, choisis le ou ne te mets pas entre nous...

Car les pavés sont toujours sous le goudron de la Grand'Rue..."


Ezekiel (FLG reprend du service).
# Posté le mardi 11 novembre 2008 13:09

Putain encore 4 ans !

Putain encore 4 ans !
SARKONARD COMES BACK !

- Le fichier EDVIGE : clique ici.
- 13.200 postes de professeurs en moins cette année : clique ici.
- Christian Clavier en Corse : clique ici.
- Privatisation de La Poste : clique ici.
...

Ce n'est que la rentrée...

(J'oublie plein de chose, n'hésitez pas à me les rappeler ou à me donner de meilleur liens.)





IL NE SAVAIT RIEN ET CROYAIT TOUT SAVOIR ! CELA PRESAGEAIT INDUBITABLEMENT UNE CARRIÈRE POLITIQUE DE DROITE !
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 13:34

Fête de l'humanité 2008 !

Fête de l’humanité 2008 !
De Saint-Etienne à Paris !


La fête de l'Humanité est une fête, musicale, culturelle et surtout politique. Elle se déroulera dans le parc de la Courneuve (Paris - RER B Le Bourget) du 12, 13 et 14 septembre 2008.

La fêtes de l'Humanité c'est des centaines de milliers de personnes (plus de 600.000 l'an dernier) présentes pour faire la fête, partager, apprendre, découvrir,...


Cette année coté musique, c'est un très beau programme que nous propose l'Huma :

Les têtes d'affiches :
Supertramp, Babyshambles, Cali, Alain Bashung (C'est son dernier concert), N.E.R.D. (Pharell Williams), TIKEN JAH FAKOLY, Thomas Dutronc, Moriarty, Kery James, DUB INCORPORATION, ...

Et en vrac :
Femi Kuti, Arno, Orchestre national de France, Plastiscines, The Latitudz, Ina-Ich, Zumabrek, Bibi Tanga et le professeur Inlassable, Chimère, Balbino Medellin, Vaïan Olmes et beaucoup d'autres...


Cette année coté débats et stands, cela promet d'être animé :

De nombreux débats sont organisés sur des thèmes d'actualité (le pouvoir d'achat, les discriminations, Sarkozy, Mai 68 c'est finis?, et bien d'autres ...) des centaines d'intervenants de tout pays et de tout les partis progressistes !

Des centaines de stands du monde entier et des fédérations des départementales et régionales de la France, des centaines de stands d'associations diverses (RSF, Secours Populaire, Mouvement de la Paix, France-Cuba, France-Palestine, la Croix Rouge, LGBT, stand du livre,...)


La fédération du PCF de la Loire vous propose un forfait : 70¤ (aller/retour a Paris - camping - entrée). Prévoir seulement, votre tente, la nourriture (et vos boissons).

Si vous êtes intéressé nous contacter, via notre e-mail ou en contactant un membre de la JC de la Loire avant le 31 août 2008 (date où nous devons avoir tout les chèques et les autorisations parentales pour les mineurs).

E-mail : jeunescommunistes42@yahoo.fr


PCF –JC – 42
51 ter Rue Robespierre 42100 Saint-Étienne
Tél. 04.77.49.55.80 / fax. 04.77.33.98.56
jeunescommunistes42@yahoo.fr
jeunescommunistes42.hautetfort.com
# Posté le mercredi 13 août 2008 14:18

Pourquoi ?

Pourquoi ?
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque. La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.

La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé pour maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congé. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.

Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.

Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention :

Chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.

L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.

Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.

Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.

Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien...

Enzo se demande pourquoi il est là. Pourquoi Saïd a dû partir. Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit. Pourquoi et comment les usines s'en vont en important le travail. Pourquoi ils sont si nombreux en classe. Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année. Pourquoi il devra prendre le bus. Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi. Pourquoi il n'a pas de lunettes. Pourquoi il a faim.

Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l'école que nous voulons ?

Ezekiel.
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 07:05

Idées reçues sur le communisme

Idées reçues sur le communisme
Les idées toutes faites sur le communisme


► Le communisme c'est vouloir tout le monde pareil c'est à dire l'uniformité.

FAUX ! Promouvoir une société fondée sur la valeur d'égalité, comme le prône les communistes et les féministes, ne signifie pas que tous les êtres doivent devenir identiques. Certains effectivement agitent le spectre d'une société d'être uniformes pour décrier les tenants de l'égalité. N'oublions pas que l'inverse de l'égalité c'est l'inégalité. L'inverse d'identique c'est la différence. L'égalité ne vise donc pas à bannir les différences mais à permettre à chacun.e de s'épanouir sans entraves.


► Le communisme c'est le goulag.

FAUX ! Il est vrai que du vingtième siècle, le communisme sort rudement secoué : des actes terribles se sont accomplis en son nom mais il a aussi marqué l'histoire de son empreinte , avec les luttes ouvrières, la résistance et les luttes anticoloniales. Les uns n'annulent pas les autres. Être communiste, aujourd'hui, c'est en prendre la mesure et ne jamais l'oublier. Les communistes savent désormais que l'enfer est pavé de bonnes intentions, que l'engagement politique doit s'accompagner du plus vif esprit critique.


► Le communisme c'est irréaliste.


FAUX ! Mais est-elle si " réaliste ", la logique économique et sociale qui fait que les trois plus grosses fortunes mondiales disposent d'un revenu plus important que le PIB des 48 pays les plus pauvres de la planète, avec leurs 600 millions d'habitants ? Est-il si réaliste le système qui fait qu'une entreprise licencie des milliers de travailleurs au moment même où elle annonce des bénéfices records ? Est ce réaliste ce capitalisme dont le but n'est pas de satisfaire les besoins mais de faire des profits. Le besoin ne l'intéressant que comme demande solvable comme en témoigne récemment la politique scandaleuse des grands groupes pharmaceutiques s'opposant à la fabrication par pays en voie de développement de médicaments à bas prix contre le sida pourtant susceptibles de sauver des millions de vies humaines.


► Le communisme est né en 1917 en ex-URSS.

FAUX ! Les idées communistes de justice et de communauté imprégnaient déjà une partie du monde chrétien au moyen âge ou dans l'Antiquité (cf. littérature, histoire ou encore écritures dans l'ancien testament..). Par exemple en Corse, au 18° siècle, les " communistes " étaient ceux qui partageaient l'usage des terres communales cultivables. " Communisme " est apparu dans la littérature française du 18° siècle sous la plume de Restif de la Bretonne. Les idées communistes ont été reprises sous la révolution française au travers des discours et écrits d'hommes comme Gracchus Babeuf et son compagnon Sylvain Maréchal. Politiquement " communisme " est employé en France en 1840 par Etienne Cabet. " Parti communiste ", enfin, acquiert ses lettres de noblesse en 1848 avec le manifeste du parti communiste que rédigent Karl Marx et Friedrich Engels.


► Le communisme c'est plus (+) de main mise de l'Etat sur les individus, plus (+) d'étatisme.

FAUX ! c'est une des idées reçues les plus tenaces sur le communisme. Marx lui même critiquait tout autant l'étatisme que le capitalisme. En fait, en résumant à l'extrême on pourrait formuler la philosophie de la voie que nous souhaitons par : moins de marché ; moins d'Etat ; plus de public. Plus de public dans le sens où le service public doit être modernisé et démocratisé par une ouverture accrue à la fois sur les agents, les usagers et les collectivités. En un mot, mais c'est le maître mot : restituer à la société ce qui lui appartient.


► Le communisme est mort.

FAUX ! Le communisme est tout à la fois un idéal et une méthode ou projet.

L'idéal est celui de la justice, de l'égalité et de la mise en commun. Il est de tout temps, d'hier et d'aujourd'hui comme de demain, il est immortel.

Le projet, jusqu'à il y a peu et en caricaturant beaucoup, était d'arriver à cet idéal par la révolution en s'appuyant sur la classe ouvrière mené par le PC, le parti " d'avant garde ". Les enjeux de la lutte de classes s'étendent aujourd'hui à de nouveaux acteurs et terrains. Il s'agit donc pour les communistes du XXI° siècle de mener une bataille de classe, non plus au nom d'une classe mais pour l'humanité même des hommes. Il s'agit, dans le projet communiste d'aujourd'hui, de voir et vivre au quotidien, dès à présent, le but communiste de chacun de nos actes. Chaque communiste est viscéralement persuadé, et c'est un des points qui nous différencie fondamentalement des sociaux-démocrates, que la société capitaliste et le marché ce n'est pas la fin de l'histoire, que la toute puissance de l'argent peut être combattue, que la seule alternative ne repose pas sur un Etat qui se contenterait de corriger à la marge ce que la concurrence économique produit d'irréparable sur le terrain social. Notre projet consiste à arracher inlassablement, petit à petit, tout ce qui va vers plus de libération humaine, c'est à dire moins d'exploitation, moins d'aliénation culturelle, moins de racisme, moins de sexisme et cela sans perdre de vue notre radicalité, sans se laisser prendre aux soit disantes contraintes du marché.

Les communistes sont plus que jamais révolutionnaires c'est à dire bien sur toujours radicalement anticapitalistes mais en ayant aussi aujourd'hui compris qu'être anticapitaliste c'est fondamentalement insuffisant : le combat anticapitaliste n'a de sens, de force et donc d'efficacité, que s'il se raccorde à la finalité plus large de l'émancipation des individus. L'engagement politique des communistes a pour raison d'être de promouvoir la pleine autonomie et le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu'à leur dépassement, toutes les formes sociales d'exploitation, de domination et d'aliénation. Des êtres humains libres, égaux et associés, c'est la conception révolutionnaire qu'elles et ils se donnent d'un communisme libérateur d'humanité.
# Posté le mardi 06 mai 2008 15:10